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Restructuring en 2026 : comment les cabinets de conseil se préparent à une nouvelle vague de missions

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Après plusieurs années marquées par des chocs successifs — crise sanitaire, tensions géopolitiques, inflation persistante et remontée des taux — l’année 2026 s’annonce comme un tournant pour les entreprises fragilisées. Dans ce contexte, les missions de restructuring reviennent au premier plan, et les cabinets de conseil affûtent leurs stratégies pour capter une nouvelle vague de demandes, à la fois plus complexes et plus transversales.


Un contexte macroéconomique propice à la reprise du restructuring

Depuis 2024, les signaux de vulnérabilité s’accumulent dans de nombreux secteurs : distribution, immobilier, industrie lourde, mais aussi technologies et scale-ups autrefois survalorisées. La fin des financements abondants et peu chers a mis en lumière des modèles économiques fragiles, reposant sur une croissance non rentable ou des structures de coûts mal maîtrisées.

En 2026, plusieurs facteurs convergent : échéances de dettes contractées pendant la période de taux bas, exigences accrues des investisseurs, pression réglementaire et transformation accélérée des chaînes de valeur. Résultat : les entreprises ne se contentent plus d’ajustements marginaux. Elles engagent des restructurations profondes, mêlant désendettement, refonte opérationnelle et repositionnement stratégique.


Un repositionnement stratégique des cabinets de conseil

Face à cette demande croissante, les cabinets de conseil adaptent leur offre. Historiquement portée par des acteurs spécialisés ou des boutiques financières, la practice restructuring s’est élargie au sein des grands cabinets généralistes et des acteurs du conseil en stratégie.

Les cabinets renforcent leurs équipes avec des profils hybrides : anciens banquiers d’affaires, experts en situations spéciales, managers opérationnels issus de l’industrie. L’objectif est clair : proposer une approche end-to-end, allant du diagnostic financier à l’exécution opérationnelle des plans de transformation.

Cette évolution se traduit également par une intégration accrue entre les practices : stratégie, finance, opérations, data, et même ressources humaines. Le restructuring de 2026 n’est plus uniquement une affaire de chiffres, mais un exercice de pilotage global de la performance.


Des missions plus complexes et plus opérationnelles


De la gestion de crise à la transformation durable

Alors que les missions de restructuring étaient autrefois synonymes de gestion d’urgence, elles s’inscrivent désormais dans un horizon plus long. Les clients attendent des cabinets qu’ils les accompagnent non seulement pour stabiliser la situation financière, mais aussi pour construire un modèle résilient.

Cela implique des chantiers lourds : rationalisation du portefeuille d’activités, revue des make or buy, automatisation des processus, renégociation des contrats clés, ou encore transformation de la gouvernance. Le succès d’une mission se mesure autant à la rapidité du redressement qu’à la capacité de l’entreprise à recréer de la valeur sur le long terme.


Une forte dimension sociale et humaine

Les restructurations de 2026 s’accompagnent souvent de décisions sociales complexes : plans de sauvegarde de l’emploi, fermetures de sites, réorganisation des équipes. Les cabinets doivent donc intégrer des compétences en change management, communication de crise et dialogue social.

Dans un contexte de pénurie de talents et de sensibilité accrue aux enjeux ESG, les entreprises sont également jugées sur la manière dont elles mènent leurs restructurations. Les consultants jouent un rôle clé pour concilier impératifs économiques et acceptabilité sociale.


La data et la technologie comme leviers différenciants

Autre évolution notable : l’usage croissant de la data et des outils analytiques avancés dans les missions de restructuring. Scénarios de trésorerie en temps réel, modélisation prédictive des risques de défaut, pilotage de la performance via des dashboards intégrés… Les cabinets investissent massivement dans ces solutions pour apporter plus de réactivité et de fiabilité.

L’intelligence artificielle commence également à trouver sa place, notamment pour analyser rapidement de grands volumes de données financières ou opérationnelles, identifier des leviers d’économies ou simuler des scénarios de transformation.


Un enjeu d’attractivité pour les talents du conseil

Pour les jeunes consultants comme pour les profils expérimentés, le restructuring gagne en attractivité. Ces missions offrent une exposition directe aux dirigeants, un fort contenu analytique et un impact concret sur la survie et la transformation des entreprises.

Conscients de cet attrait, les cabinets communiquent davantage sur leurs expertises en situations spéciales et développent des parcours dédiés. Le restructuring devient ainsi un vecteur de différenciation dans un marché du conseil de plus en plus compétitif.


Ce que révèle la vague de restructuring attendue en 2026

La montée en puissance des missions de restructuring en 2026 révèle une mutation profonde du secteur du conseil. Les entreprises n’attendent plus seulement des recommandations stratégiques, mais un accompagnement pragmatique, opérationnel et engagé dans des contextes à forts enjeux.

Pour les cabinets, l’enjeu est double : démontrer leur capacité à agir vite dans l’incertitude, tout en aidant leurs clients à se réinventer durablement. Dans un environnement économique toujours instable, le restructuring s’impose comme l’un des terrains où le conseil prouve, plus que jamais, sa valeur ajoutée.

 
 
 

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